La région

 

 

 

 

 

 

 

Les fresques de Brinay

 

L’église Saint-Aignan de Brinay renferme des peintures murales tout à fait remarquables étudiées et restaurées avec passion. L’intégralité des murs du chœur est recouverte de peintures figurant principalement les scènes de la jeunesse du Christ. Si l’Adoration des Mages, la Fuite en Égypte et les Noces de Cana constituent la trame majeure du cycle peint, le développement du calendrier sur l’intrados de l’arc diaphragme qui sépare le chœur de la nef est exceptionnel. Chaque mois est associé à une activité agraire ou pastorale. La juxtaposition des scènes scande en autant de cases l’arcade ; c’est une véritable introduction à la lecture des peintures du chœur. Les peintures de Brinay sont à associer avec celles de l’église d’Allouis et sont des éléments majeurs de l’histoire de l’art français. Brinay fait partie des édifices étudiés par le Centre International d’Art Mural de Saint-Savin et par des chercheurs du monde entier.

 

Notons encore que cette petite église est située sur le chemin d’un gué antique. De même, la grandeur et la forme carrée de son chœur font penser, sans réelle preuve, à la cella d’un temple antique. Ici, une longue histoire se lit dans les pierres. Les modifications ou l’ouverture de fenêtres ont perturbé les peintures originelles ; de même, l’adjonction d’un cocher et du caquetoire de l’entrée sont venus étoffer le plan initial.

 

L’église, classée Monument Historique en 1972 renferme bien d’autres trésors mis en valeur par la commune et l’association Vivre à Brinay qui œuvrent à la conservation de ce précieux patrimoine. Dans l’attente des prochaines mises en ligne, nous vous proposons de découvrir maintenant ce calendrier et de vous imprégner des couleurs si particulières, des ocres du Berry.

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Autour de Mehun, voici nos premiers coups de cœurs. D’autres suivront au fil de l’Yèvre et du Cher, dans les pas des seigneurs de la proche région. Lieux cachés, voire secrets, passion des propriétaires, sauvegardes récentes, tels seront nos fils conducteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prieuré de Bléron

 

Niché au cœur de la forêt d’Allogny, appelée au Moyen Âge Forêt de Haute-Brune, commune de Saint-Martin-d’Auxigny, le prieuré et sa terrasse archéologique (ce qui est différent de la clairière monastique) ont été classés Monument Historique en 2015. Le bâti a lourdement souffert des affres du temps et des déprédations humaines mais il reste deux éléments majeurs : la chapelle et le logis du “prieur” associés à quelques pans de murs (auvent de la chapelle, communs agricoles, boulangerie, porterie, traces de l’enclos…). Un vivier parfois appelé source de Bléron soigneusement construit montre les préoccupations d’assainissement et l’intérêt pour l’hydraulique de la communauté.

 

Les premiers efforts de sauvegarde, prioritairement déterminés par la D.R.A.C. de la région Centre-Val de Loire, ont porté sur la restauration intégrale de la toiture de la chapelle. Démontage, remontage, couvrement, clos et couvert du bâtiment. Les ouvertures anciennes ont été préservées et restaurées, les ouvertures modernes refermées. La charpente est un morceau de bravoure avec ses chevrons formant un berceau de fermes. L’association des Amis de Bléron qui œuvre pour la préservation et la valorisation du site n’a pas ménagé ses efforts pour voir aboutir ces (et ses) travaux. Le résultat est remarquable et l’on ne peut qu’engager chacun à suivre de près les activités qui vont s’y dérouler. Un lieu de vie et de culture au cœur de la forêt, un lieu de respect et de sérénité à découvrir, à valoriser et à protéger.


 

La chapelle de Berry-Bouy

 

Tout d’abord rappelons que cette commune se compose du regroupement de deux territoires : celui de Berry (au bord de l’Yèvre) et celui de Bouy (sur le plateau). Aujourd’hui, pour qui traverse Berry pour gagner, depuis Bourges, Mehun, passe devant l’église Saint-Hilaire. Bel édifice de la seconde moitié du XIXe siècle, en calcaire tendre et au clocher pointu installé au croisement de la route de Graire.

 

Cet édifice est une reconstruction, car initialement l’église se situait plus en contrebas, dans la pente vers la vallée de l’Yèvre. En 1868, un violent coup de vent écrasa le clocher sur la nef de la vieille église et, devant l’ampleur des travaux à entreprendre, les parties endommagées furent détruites. Seul le chœur resta en place et l’ancienne église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Aignan, est alors transformée en grange. En 1993, d’importants travaux ont été entrepris par la municipalité de Berry-Bouy pour consolidé et recouvrir ce chœur au chevet plat et ouvert par deux baies en tiers-points. Le dégagement de l’édifice a permis de redonner une vision globale du bâti et de mettre en valeur les contreforts. Le nettoyage intérieur a révélé sur les voûtes d’improbables peintures murales (XIVe siècle ?) dont les premiers relevés ont été publiés dans les Cahiers d’Archéologie et d’Histoire du Berry, n°119, p.3, sept. 1994.